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--> DEBATS / RENCONTRES
13 décembre 2007 Centre social Vitré Les AMAP, un exemple de circuit court de distribution
ViVA invitait l'association "Les AMAP d'Armorique" et "Agrobio 35" afin d'échanger autour des liens possibles entre des producteurs locaux et des consommateurs. Les AMAP sont une réponse possible à ce souhait de consommer autrement des produits alimentaires. Ils peuvent
aussi répondre au souci de jeunes agriculteurs de s'installer avec une certaine sécurité.
- Christophe Nicaud de ViVA présente la soirée et les intervenants.
- Yann Jaffré agrobio 35. Agrobion 35 accompagne les agriculteurs qui ont choisi ce mode de production biologique et informe plus généralement les agriculteurs et le grand public. Il existe un logo européen qui s'imposera en 2009 sur les produits. C'est la loi d'orientation du 4 juillet 1980 : agriculture n'utilisant pas de produits chimiques de synthèse. Principes généraux : produire suffisamment et longtemps, c'est à dire maintenir le potentiel de production des sols. Se faire contrôler par un organisme indépendant pour avoir une garantie et une trasparence totale. Ce n'est pas une agriculture traditionnelle et encore moins "semer et laisser faire". Cahier des charges par le réglement européen REPAB; Règles de production, de transport, de distribution, d'abbatage, étiquetage, contrôles, importation des pays tiers. Sur le site de l'agence bio, vous pouvez connaître l'ensemble des producteurs certifiés en bio. Etiquetage : label AB pour au moins 95% d'ingradients issus de l'agriculture bio entre 70% et 95% pas de logo mais possible d'indiquer que le produit es bio en dessous de 70%, le bio ne peut pas figurer. Cahier de charges de production : origine des animaux, des semences, alimentation, soins, conditions d'élevage... en production animale, condition de "liaison au sol" : produire sur sa ferme les aliments consommés par ses animaux, et ne pas mettre les déjections hors de sa ferme. Mixité bio et conventionnel tolérée jusqu'en 2008. Production hors sol interdite Obligation à élever des souches locales et adaptées. en bio, le gavage est interdit. Principe de précaution qui a améne de refuser d'utiliser des pesticides, des farine animales... et maintenant des OGM et leurs sous produits. Les antibiotiques, c'est pas automatique pour les animaux. Pas plus de deux traitements par bête, sinon elle est déclassée. Le lait (pour une vache) n'est pas mis dans le tank le double du temps d'un élevage conventionnel. Contrôles annuels et inopinés. Sanctions jusqu'au déclasement définitif. Pourquoi les consommateurs en vinennet au bio, selon un sondage : Pour la qualité et le goût Pour préserver la santé Pour préserver l'environnement. Démocratisation par la vente de produits bion dans les grandes surfaces et par les scandales de la vache folle et des OGM.
- Michel Chabuel, AMAP d'Armorique Il y a un an et demi, les premières AMAP en Ille et Vilainetu, deux à St Malo et une à Combourg. AMAP : Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne. Pas forcément en bio. C'est un partenariat entre un groupe de consommateur et une ferme locale, basé sur un système de distribution de paniers composés de produits de la ferme avec un engagement financier des consommateurs qui paient à l'avance une part de la production sur une période définie, assurant un revenu au producteur. Celui-ci s'engage à fournir des produits de qualité dans le respect de la charte des AMAP. les consommateurs sont là pour soutenir le producteur et lui dire que quoi qu'il arrive, il aura un revenu. historique : dans les années 60, au Japon, suite à l'industrialisation de l'agriculture, il y a eu les premières victimes de Minamata en 1957, empoisonnées au mercure. premiers "tekkei" (?) partenariats entre consommateurs et producteurs. Aujourd'hui plus d'un quart de la population du Japon se fournit ainsi (20 millions de personnes) En Suisse et en Allemagne, des fermes communautaires se sont créées avec un système de vente directe. En 1985, un fermier américain crée la première CSA, communauty supported agriculture, en 2000, on comptait un millier de CSA dans l'Amérique du Nord. Débur des années 90 en France, les "Jardins de cocagne", chantiers d'insertion de personnes en difficulté par le maraîchage bio qui font des distributions hebdomadaires à des adhérents. en 2000, les Vuillon, maraichers du Var aux USA découvrent les CSA et en 2001 créent la première AMAP. en 2003, on crée la charte des AMAP. aujourd'hui, 120 AMAP en PACA, 73 en Midi Pyrenées, 80 en Rhônes Alpes, 53 en région parisienne, 32 en Aquitaine, 57 en Pays de Loire, 14 en Bretagne (3 en Ille et Vilaine aujourd'hui). Donc un mouvement très récent. donc 450 en France qui servent 15000 foyers. Principes de partenariat solidaire avec comme objectifs : recréer du lien social entre les citadins et les agriculteurs, apporter une sécurité financière aux agriculteurs qui s'engage dans une agriculture durable, favoriser l'accès à une alimentation de qualité. Vente directe de la production à la consommation, le "consom'acteur", de proximité et convivial. préfinancer la production, solidarité dans les aleas naturels, implication dans la gestion du groupe : le producteur vient avec ses produits plutôt que de faire 50 déplacements de consommateurs à la ferme. les consommateurs s'engagent à aider. Pour le producteur, trois engagements : production de qualité et diversifiée, pédagogie en aportant de l'information et de l'animation, transparence technique et économique, respect de l'environnement. Les intérêts d'une AMAP c'est d'avoir une alimentation saine, de saison, diversifiée, sans produit chimique et de proximité (moins de transport et moins d'emballage). C'est une économie locale, sociale et solidaire, du commerce équitable local. toute la production est valorisée, pas de qualibrage ou de norme esthétique. le prix fixé est en fonction des coût réels de l'exploitation, et non pas en fonction du marché. Le coût est fixé en fonction du nombre de consommateurs et en fonction du nombre de semaines. plus que de la simple consommation c'est de animation à la ferme, des ateliers de cuisine, des échanges de recettes, des coups de mains au fermier... fonctionnement : chaque AMAP est une association indépendante, le producteur fait partie de l'AMAP. l'association "les AMAP d'Armorique" peut apporter son aide pour la création de l'association. Dans l'association, un comité de sélection va chercher un producteur. Un producteur peut se présenter. Une AMAP ne se consacre qu'à un seul producteur. avec ce producteur, on va définir le nombre de paniers, le prix, ... A tour de rôle, 2 ou 3 adhérents sont responsables de la distribution pour doner un coup de main. ne pas confondre avec ce qu'on trouve sur internet avec le mot "panier" : "panier.com", "panier paysan.com" ..., ce sont des sites marchands avec des produits bios mais qui peuvent traverser la France. l'objectif de l'AMAP est de pérenniser l'activité d'un producteur. un producteur maraicher a besoin de 60 à 70 paniers, en viande,il faut entre 300 et 400 consommateurs...
Le plus souvent ce sont des >AMAP maraichères.
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